QU'EST-CE QUE LA PULSOLOGIE ?
La Pulsologie ou Sphygmologie, est l’art clinique de « lire » le pouls radial des malades. Le pouls radial s’exprime dans un langage émanant de l’artère ; ce langage s’articule autour de 2 ondes dont l’écart et l’amplitude varient ; ceci permet au médecin de les analyser en les palpant (avec son pouce).
Ce langage artériel, de nature ondulatoire, qui a permis aux Chinois, il y a près de 3000 ans, d’élaborer l’Acupuncture, n’a jamais été approfondi pour différentes raisons. La principale relève de l’ignorance des Chinois dans un domaine qui n’était pas le leur : les ondes radio, ces ondes ElectroMagnétiques (EM) qui nous permettent de communiquer si facilement entre nous à l’aide des téléphones mobiles.
Ainsi, chaque être vivant, tel un portable, reçoit et émet des ondes EM, et le pouls en témoigne de manière mécanique comme le fait un haut-parleur. Cependant, il ne s’agit pas d’ondes définies par des fréquences comme en donne le courant alternatif. Les ondes EM, que le pouls traduit, émanent de façon subtile de toute matière vivante ou inerte ; cette émanation est permanente, continue, spontanée ; elle peut aussi être labile.
Ces ondes subtiles ont des lois qu’il a fallu découvrir car, non prises en compte, elles peuvent conduire à des pseudo langages ou à des arrêts de communication. L’ignorance de ces lois a sans doute été à l’origine des problèmes que les Chinois anciens ont rencontrés pour contrôler le langage du pouls. Leurs théories énergétiques unifiantes contrastent avec les multiples recettes dispersées qu’ils nous ont léguées en acupuncture.
Le Dr Paul Nogier de Lyon a redécouvert ce langage dynamique du pouls, il en est « l’inventeur » selon la terminologie des archéologues. Il a levé une partie du voile qui le recouvre. Même instruit des phénomènes EM, il a dû lui-même faire face à des problèmes qu’il n’a pu surmonter.
Cet ouvrage, que nous vous proposons, poursuit cette étude. Il révèle pour la première fois, dans le détail, comment, à partir du pouls et de son langage, les Chinois ont pu, il y a 3000 ans, définir les points principaux et les méridiens d’acupuncture, même si certaines descriptions sont incomplètes ou approximatives.
La nature purement virtuelle, pulsologique, de ces 2 entités EM, que sont les points et méridiens, dévoile pourquoi les recherches anatomiques entamées sérieusement depuis 1980 se sont montrées vaines (voir chapitre 2). Enfin, personne ne semble l’avoir soupçonné : un sujet sain n’est porteur d’aucun point d’acupuncture car la présence de points signe l’état pathologique.
Ce travail permet aussi d’imaginer comment les Chinois sont parvenus, sans laboratoire, à constituer la plus importante pharmacopée naturelle du monde. Par le biais du pouls il leur était facile de distinguer les substances favorables, indifférentes ou nocives, de manière plus ou moins précise, pour chaque individu : ainsi furent-ils les premiers à concilier pathologie générale et médecine individuelle.
La pulsologie va nous révéler la puissance informative de la salive pathologique. L’information donnée est un instantané et un document sur l’état d’un malade. Cette information est transposable sur une tierce personne et en particulier sur la peau via les points d’acupuncture.
Cet ouvrage révèle les importantes fonctions radar et émetteur de la peau envers le milieu ambiant. La peau est capable de capter toute information EM extérieure, et d’exprimer au niveau du pouls son affinité ou sa répulsion envers les substances qui l’approchent. Des antennes bien simples suffisent à canaliser le dialogue pulsologique qui ne peut toutefois se produire que sur un sujet au repos, au sein d’un champ ElectroMagnétique ambiant « propre », bien défini.
La Pulsologie concourt à l’Examen Clinique. Elle repose sur le « toucher », la palpation. Il n’existe pas encore d’instrument scientifique capable de rivaliser avec le sens tactile du praticien. Le tact du pouce du médecin est un instrument incomparable par l’aide qu’il procure à la recherche médicale et pharmacologique, autant qu’au diagnostic et à la thérapie. Il permet d’analyser très rapidement et à moindre frais l’efficience de toute nouvelle molécule.
Cette approche innovante est trop ignorée de nos scientifiques contemporains. Son origine orientale est-elle un handicap ? Est-elle « scientifiquement incorrecte » parce qu’elle repose sur un pouls qui n’est pas enregistrable (voir Préface de l’auteur) ? Sa diffusion, dans la mesure où elle ne cadre pas avec la préoccupation majeure actuelle de l’INSERM, la génomique, reste un problème.
La Pulsologie, fondement de la médecine EM, offre une approche médicale nouvelle : elle détermine la thérapeutique la plus ciblée qui soit pour un individu donné, comme elle permet de déceler toute pathologie iatrogène, toute intoxication d’origine médicamenteuse, et ce dans des délais très brefs.
Pour l’auteur, ce présent site a deux objectifs distincts :
1 - Les médecins généralistes ou spécialistes :
donner accès aux fondements et aux techniques de la Sphygmologie sans notion d’acupuncture préalable.
2 - La recherche pharmaceutique :
donner une technique supplémentaire aux chercheurs, dans le processus de validation d’une molécule candidate.
Dr Jean-Claude TOURENG
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